Savate Révocation

L’ambition de construire, pas de détruire…

 

Lors de l’élection fédérale, le programme Ambitions pour la Savate misait sur une équipe dynamique, répartie sur tout le territoire. 

L’objectif : insuffler un nouvel élan à la Fédération grâce à un fonctionnement collégial basé sur la transparence, l’écoute du terrain et la participation de toutes et tous.

Douze mois plus tard, le bilan est inquiétant. Huit membres sur vingt du Comité Directeur ont entrepris une démarche visant la Révocation de l’ensemble du Comité Directeur (eux compris), estimant que le fonctionnement actuel ne correspond plus aux engagements présentés aux clubs

Plusieurs soutiens de la campagne et “correspondants territoriaux” ont également pris leurs distances avec la présidence.

 

Un naufrage annoncé

Mais pourtant, les difficultés étaient visibles dès le premier Comité Directeur : plutôt que de consolider les structures existantes, la priorité semblait alors de réinventer toute l’organisation !

Création de pôles, réflexion sur des fusions et scissions de commissions, débats sur la nomenclature… mais toujours pas décisions concrètes. 

Bilan : un an après l’élection, nombre de commissions ne sont toujours pas constituées ou réellement actives.


Si une phase de transition pouvait se comprendre dans les premiers mois, cette situation prolongée montre bien une difficulté à organiser le travail fédéral et à assurer la continuité des missions de base.

 

Multiplication des casquettes et déséquilibre des rôles

Face à l’urgence et pour répondre aux besoins de terrain, certains dirigeants cumulent plusieurs fonctions tandis que d’autres, pourtant désignés dans des commissions, ne participent pas aux travaux. 

Cette répartition inégale crée une surcharge pour certains et un manque d’efficacité collective, loin de l’esprit d’équipe annoncé.

 

Un glissement vers une gouvernance fermée

Dès le début du mandat, un « bureau restreint » non prévu par les statuts a été mis en place, concentrant la majorité des décisions entre un petit nombre de dirigeants. 

Progressivement, le fonctionnement décisionnel s’est réduit à un duo composé du Président et du Vice-Président, ce qui interroge sur la place réelle du Comité Directeur dans les décisions importantes.

Certains projets structurants, comme la Maison de la Savate, ont accentué ces tensions : les décisions se prennent alors au sommet, laissant peu de place aux échanges et aux contributions des autres membres. 

Les avancées sont présentées en réunion comme des éléments validés et déjà mis en oeuvre. Lorsque des points sont soulevés (précipitation, logo, business plans, conformités juridiques), la réponse est toujours la même “Si c’est comme ça j’arrête tout”. 

Loin de l’esprit d’équipe et de concertation annoncé, cette organisation restreinte illustre les difficultés à fédérer le collectif et à faire vivre le projet initial.

 

De l’ambition à la désunion : L’avenir de la Savate en suspens

Alors que le mandat devait incarner l’unité et la concertation, force est de constater que les divisions internes et l’absence de dialogue interrogent : comment concilier, dans ces conditions, la promesse d’une gouvernance fédératrice avec la réalité d’une équipe en proie aux tensions ?

Les trois années à venir seront-elles celles de la confirmation d’un paradoxe : un président élu pour rassembler, mais dont le bilan semble, pour l’heure, creuser les écarts ?